KASABIAN PARADISE

Interview | Kasabian – Tom Meighan & Sergio Pizzorno – 2017

interview par Kasabian Paradise: Sandrine LILSAN, Hélène SANTI, Alan VAN BRACKEL; photographie par Alan VAN BRACKEL.

Si nous pouvons être aussi nerveux que surexcités avant de rencontrer Kasabian, cela termine toujours de la même façon : une conversation sympathique autour de la musique et d’autres choses. Aujourd’hui, la rencontre a été gentiment arrangée dans une chambre d’hôtel très cosy à Paris, non loin de La Madeleine, loin d’être le pire endroit de la Terre. Nous sommes fin mars, grand soleil et un temps doux pour la saison, et nous sommes présentement vraiment heureux vu qu’on vient d’écouter For Crying Out Loud, le sixième album studio de Kasabian (lisez notre review titre par titre ici). Plutôt disco, joyeux, plein de vie, et on meurt d’envie de parler de ces très belles nouvelles chansons avec les membres du groupe. En l’occurrence, nous voyons arriver Tom Meighan, aussi chaleureux que d’ordinaire. Aussi fatigué soit-il, il a l’art de vous mettre à l’aise, se posant définitivement comme l’une des personnes les plus aimables que vous pouvez rencontrer. Plus tard entrera Sergio Pizzorno mais, plutôt que de commenter, voici les morceaux choisis de cette conversation :

Nous venons juste d’écouter le nouvel album, For Crying Out Loud, et nous l’avons trouvé très, très intéressant. Charmant, plein de nouveaux sons, très inspiré. Comment tu le décrirais ?

Tom Meighan : Il est vraiment exaltant. Il est positif, il est heureux. Pour faire simple, c’est comme une fenêtre sur nous, parce que jusque là on ne parlait pas des vrais problèmes et ce genre de choses dans nos chansons, tu vois. Il est personnel, je veux dire que c’est un disque très humain, très différent de 48:13 ou Velociraptor!

Comme je dis à chaque fois, c’est notre meilleur disque (on pique un petit fou rire).

Non, mais ça l’est, c’est le meilleur disque qu’on ait jamais fait ! C’est sans aucun doute notre meilleur album. Ca fait un bilan de l’année dernière et de tous les trucs merdiques qui sont arrivés, c’est un reflet de cette période de nos vies, d’un moment de la mienne en tout cas, quoi qu’on entende par là.

J’ai dit à Serge « envoyons chier l’électro, envoyons tout chier, faisons un album rock’n’roll. » C’est ce qu’on a fait et je pense que c’est vraiment… notre meilleur album. Nous n’avions jamais écrit un album à guitares comme ça et c’était le bon moment pour le faire. Dont acte.

On voudrait bien passer en revue chaque chanson. Pourrais-tu nous donner une description résumée de chaque titre ?

(Tom saisit l’un de nos papiers avec nos notes sur l’album, parcourt le texte).

Tom Meighan : Tiens, ce n’est pas dans l’ordre de l’album. C’est bizarre, très étrange (en réalité, il a raison, nous n’avons pas écouté les chansons dans l’ordre final de l’album). OK, on va commencer avec le début de l’album quand même.

« Ill Ray King »

C’est à propos de nous, et de notre retour. C’est l’arrogance de Kasabian. Vraiment de la pure arrogance, des guitares, c’est un peu macho, de style surveille tes arrières, appelle tes potes, ce genre de trucs. Je surkiffe ce titre. On va l’apprendre pour le jouer à la télé.

« You’re In Love with A Psycho »

C’est une chanson d’amour, une chanson pop. C’est juste un truc un peu marrant qui joue sur les mots, tu vois.

Pourquoi l’avoir choisie pour un premier single ? Parce que ce n’était pas le choix évident ?

Tom Meighan : Je ne sais pas, je ne sais pas, on en avait tellement. On a sentir qu’on avait 7 ou 8 singles là-dessus, on n’en a jamais eu autant.

Mais c’était votre choix ?

Tom Meighan : Oui, bien sûr, c’est toujours notre choix. « You’re In Love With A Psycho »… C’est juste très beau. Et quand on a enregistré l’album, on écoutait pas mal de Blondie, de Ramones, ce genre de trucs, du Bruce Springsteen, donc ça sonne un peu comme ça. La vidéo sort demain à 8 heures sur Vevo.

« Good Fight »

C’est probablement ma préférée. Elle est vraiment géniale. Sur cet album, les paroles sont vraiment distinctes et claires, et tu peux m’entendre chanter mot par mot. C’est presque trop sincère. Pas mal de choses sont arrivées l’an dernier, finalement positives. J’insiste, c’est une chanson d’amour. Et une chanson rock.

« Comeback Kid »

Mec, c’est le retour de Billy The Kid du Far West, quelqu’un est revenu pour mettre sa peignée à tout le monde. (il chante la mélodie) C’est génial. Ca aussi, c’est personnel. Quand on le joue en live, c’est juste énorme, putain d’énorme. C’est génial. On a mal au crâne quand on le joue en live, que ça soit pour commencer un concert ou si on joue après avoir commencé par « You’re In Love With A Psycho » ou « Acid House ».

« Wasted »

Ben, tu vois… « you don’t catch me in my shorts ». Tu vois ce que je veux dire. Ouais, tu peux te faire ton idée, hein ? J’ai pas besoin d’expliciter. Et puis, tu en fais ce que tu veux. Comme je disais, c’est personnel, l’album est presque biographique, comme une fenêtre sur notre monde. C’est le truc le plus sincère qu’on ait fait jusque là, tu peux pas aller plus loin. Cet album est putain de dingue parce que les chansons sont toutes énormes. Monumentales. Différentes de 48:13.

« The Party Never Ends »

Pareil, tu fais ce que tu veux de ça. (Tom fouille sa poche, sort un adaptateur électrique : « tu veux une prise ? ») On est tous passés par là. On a fait la fête, en tout cas je l’ai fait. On a tous été dans la situation où tu retrouves… la même merde, les mêmes gens, les mêmes drogues, la même saloperie, la même conversation. Et tu reviens quand même. A un moment tu dois t’éloigner de ça. Enfin, c’est plus lié aux gens et les gens peuvent s’y reconnaître. Des fêtes à Beverly Hills, des fêtes dans ta chambre, dans ta chambre d’hôtel. La même connerie, tu vois. Comme je disais, je n’ai pas l’impression avoir été avant si clair dans un disque.

« Twentyfourseven »

…est énorme, c’est du pur rock’n’roll. Monumentale.

Ca vous fait penser à quoi ? C’est juste du Kasabian pur jus, non ?

Oui.

A la Ramones ? Non, c’est plus lourd. Je sais pas, c’est vraiment du Kasabian, non ?

Oui, vraiment.

Merci beaucoup. (il sourit) C’est putain de génial. Ca sera génial en live. C’est fantastique. (il chante la mélodie, fait semblant de jouer sur une guitare invisible)

Quand tu l’écoutes, tu l’imagines immédiatement en live et tu penses que ça va être vraiment cool.

C’est génial, ma pote, merci.

« Sixteen Blocks »

A nouveau, ça parle de trucs personnels, sur le fait de choisir tes potes avec soin. Certaines personnes, tu sais, ceux qui s’accrochent, et tu dois être plus prudent, tu vois. Choisis tes potes intelligemment. Garde tes amis à portée et tes ennemis plus proches encore. Et il y a un truc un peu hip hop, ça martèle, c’est génial. Et puis, encore, c’est vraiment proche de ce qu’on ressent. Proche de moi, et de Serge, tu vois.

« Put Your Life On It »

C’est la dernière de l’album. Ca aussi, c’est une chanson d’amour. Si tu écoutes attentivement, tu peux entendre à quel point je suis limite dessus, tu peux l’entendre à ma voix. De mémoire on a fait une seule prise et on a dû arrêter. Serge était là : « tu dois tenir le coup », donc j’ai tenu le coup. Donc c’est poignant mais c’est bon, on a capturé un instant. J’ai eu tendance à dire que c’était bon comme « Let It Be ». Mais ça l’est, c’est mon opinion. (observe Serge qui vient d’entrer) Et ce type peut finir la liste !

 

Serge entre à pas feutrés en chantonnant « Subsitute ! » d’une voix chaude et douce qui ne va pas le quitter. Il a l’air considérablement moins fatigué que Tom et est visiblement dans un très bon jour.

Tom explique à Serge : « On a parcouru l’album, je t’en laisse 3 ou 4 à détailler ».

« Parfait », est la réponse, avec un ton joyeux.

« We’ve just gone though the album, I’ve left you 3 or 4 to pick upon », Tom explains to Serge.

(Là on pause car Serge commence à faire la bise, et on discute avec lui de ce rituel et du nombre de bises selon les régions.)

On était en train de passer en revue les chansons de l’album avec Tom. Tu veux donner ton avis ou tu préfères d’autre type de questions ?

Sergio Pizzorno : Comme tu veux. Comme tu préfères.

Okay, y’a un truc qui me taraude. On s’appelle Kasabian Paradise comme tu sais, ça fait plus de dix ans maintenant mais on sait toujours pas d’où vient ce nom, « Paradise ». C’est sur chaque disque [nldr : c’est le nom de catalogue, de la même manière que Depeche Mode a son « BONG » par exemple], mais on n’a jamais vraiment questionné l’origine de ce truc.

Sergio Pizzorno : C’est une bonne question. (il réfléchit) Je ne suis pas vraiment sûr car on avait besoin d’un nom de catalogue, pour les numéroter et on a juste choisi ça. Ca nous a fait tous rire. C’est difficile de se décider sur un nom, tu sais. On est arrivés à ça à un moment. Ca nous a toujours fait rire, car c’est un mot ridicule.

A quel point tu écris en suivant tes propres expériences ? Tom a déjà répondu partiellement, en disant que cet album était plus proche de vous, que ça parlait de Kasabian. Certains songwriters vont s’orienter vers des trucs qui n’ont rien à voir avec leur vie. Ca marche comment chez toi ?

Sergio Pizzorno : Tu sais, pour être inspiré, pour réussir à faire un album, tu vois avoir une raison.

Bien entendu, de là où on se place, on peut faire un album parce qu’on a besoin de tourner. T’as besoin de faire le plein de la machine. Tu prends une profonde inspiration et tu te dis « Il y a un album à faire. » Et j’ai réfléchi à la fois dernière, et pensé que ça serait intéressant de ne pas y consacrer un an cette fois. J’ai pensé : « Je vais essayer de le faire en six semaines et je n’utiliserai aucune des machines du studio, je prendrai juste une guitare et un piano, et j’écrirai en suivant des structures traditionnelles vraiment bonnes. Je vais essayer ça, et essayer d’écrire des chansons simples à propos de choses simples. » C’est l’exact opposé de ce que je fais d’habitude. Et ça m’a inspiré. Ca m’a donné envie de me lever le matin, d’aller au studio, et travailler l’album parce que je n’avais jamais tenté ça. C’est un peu pour ça que ça donne un album feel good, un album positif, parce que j’étais vraiment motivé par cette idée.

Et j’ai toujours pensé que c’était vraiment difficile d’écrire de la musique qui réchauffe le coeur parce que tu retombes toujours sur… je veux dire c’est vraiment facile – pas facile, mais disons plus facile, d’écrire de la musique plus sombre, plus mélancolique. Ca vient juste naturellement. C’est plus facile à comprendre pour les gens, parce que si tu leur donnes un peu de joie,  c’est un peu étrange, en mode « il se passe quoi ? »

Donc il y a eu cette période intense de travail et c’était bon. J’étais sur le point d’en rester là et de m’en tenir à notre plan. Comme l’album était fini, je suis parti en vacances. Je suis revenu et là j’ai tout foutu en l’air, parce que je fais toujours ça. J’avais deux chansons de plus, « Ill Ray » et « Acid House », and là je sentais que c’était un véritable album, complet.

Donc, pour répondre à ta question, sur cet album j’ai été bien plus sincère, et j’ai utilisé une langue que j’utilise tout le temps. Il y a plus d’humour. Dans les albums précédents j’ai eu tendance à me préoccuper du monde et ses problèmes. Sur cet album ce n’est pas le cas, j’ai juste parlé de choses très simples.

Sur un sujet complètement différent, ce jour est un grand jour pour votre pays puisque Theresa May a utilisé l’article 50 pour le Brexit. Vu qu’on est tous concernés, qu’on soit d’accord ou pas, on voulait juste savoir ton ressenti, sur ce moment, cette période. Parce que là vous êtes en Europe mais dans quelques années, ton pays ne fera plus partie de l’Union Européenne. Qu’est-ce que tu en penses ?

Sergio Pizzorno : C’est vraiment bizarre. Bon, la décision a été prise et ça coupe le pays en deux. Littéralement, 51 pour cent. Pour moi, c’est un état d’esprit, je me sentirai toujours Européen et ça ils ne peuvent pas me l’enlever, c’est un sentiment. C’est juste vraiment triste qu’on revienne en arrière. On a vraiment le sentiment de revenir en arrière ! On a fait tellement de progrès et là on fait tellement de pas en arrière. Je pense que c’est une alerte. Peut-être que c’est ce qui pouvait arriver de mieux parce que ça met tout cela en lumière. C’est en train d’arriver, on ne peut pas prétendre le contraire. C’est là et ça fracture tout. Le Royaume-Uni est fracturé. Et du coup le reste de l’Europe avec. Donc là, ce qu’on peut faire… Je ne sais pas.

(Après un moment, on reparle de l’album.)

Sergio Pizzorno : D’ailleurs je me disais, ça n’était pas du tout à ce sujet parce que ça n’était pas pensé comme ça, mais il y a quelque chose sur cet album de joyeux et de positif.

C’est marrant que tu dises ça parce que ça dépend des chansons. L’ambiance des paroles semble différente de la musique et… je sais pas, on n’a écouté l’album qu’une fois pour le moment, mais ça semble différent, comme s’il y avait une ambiance dans les paroles et quelque chose de différent dans la musique.

Sergio Pizzorno : Dans quelle chanson ? Ou en général ?

Eh bien, même sans particulièrement faire référence à des paroles et en se basant sur la musique, j’avais l’impression par exemple que « The Party Never Ends » était pas mal ironique, parce que quand tu écoutes la musique, tu te dis que finalement c’est plutôt triste.

Oui, OK, cette chanson… Vous m’avez eu. (il rit) Cette chanson signifie bien que la fête est finie. Mais je veux dire… ça a besoin d’être là. Pour la rédemption, parce qu’à la fin tu obtiens la rédemption, il y a ce moment au milieu où tu as atteint le fond pour être sauvé à la fin. Donc il y a ce petit instant. Tu as besoin de ce petit truc parce que ça ne serait pas vrai sinon.

Mais « You Are In Love With A Psycho », « Acid House », « Ill Ray », « You’re Looking for Action », « Good Fight », « Put Your Life On It », « Sixteen Blocks », ce sont toutes des chansons joyeuses, des fêtes.

Tu écoutes quoi en ce moment ?

Sergio Pizzorno : Young Fathers, j’aime vraiment beaucoup. Leur deuxième album en particulier est ridicule : c’est tellement bon ! Ils sont vraiment passionnants.

Et des films, des livres ?

Sergio Pizzorno : Mon livre préféré concerne Basquiat, je pense que ça s’appelle… mon cerveau a besoin de travailler… c’est à propos de la muse de Basquiat, c’est juste incroyable, le meilleur livre que j’aie jamais lu. [ndlr: Widow Basquiat: A Love Story, par Jennifer Clement]. Et puis Just Friends de Patti Smith, incroyable. Et puis l’autre jour j’ai vu un truc brillant, American Honey, vous avez vu ce film ? C’est incroyable. Il est sorti l’an dernier, il est génial.

J’ai eu l’occasion de lire ou d’entendre pas mal de paroliers et musiciens dire une même chose à propos d’écriture. En gros, l’idée est que ce n’est pas toi qui écris la musique, mais que la musique « s’écrit toute seule ». John Lennon expliquait que pour certaines chansons il n’était même pas certain de pouvoir dire « J’ai écrit cette chanson » parce qu’il avait le sentiment d’être un médium, qu’il ne faisait que canaliser une musique qui existait déjà, qu’il recevait « quelque chose ».  Et qu’il était un récepteur, tu vois ? Il a dit que la meilleure chose est quand ça te vient à un moment où tu n’essayes pas. Et que certaines chansons l’ont tiré du lit dans la nuit parce que ça le harcelait, donc il devait se lever et faire quelque chose avec parce que ça ne le lâcherait pas. Et j’ai lu certaines interviews où tu semblais dire la même chose.

Sergio Pizzorno : Exactement, tu ne pouvais pas mieux dire. C’est arrivé pas mal sur cet album. « Bless This Acid House », « You’re In Love With A Psycho », « Put Your Life On It », c’était fait en 15 minutes. Je me suis réveillé et j’ai juste saisi une guitare sans avoir aucune idée de ce que c’était, d’où ça venait et pourquoi je pouvais même prononcer ces mots. C’est juste arrivé comme ça et après j’ai tout enregistré, j’ai réécouté et à peu près tout écrit comme c’était chanté, super bizarre. Il y a toujours une deuxième prise mais je n’ai néanmoins aucune idée de ce d’où ça vient. Et après tu te dis « mais pourquoi je ne peux pas faire ça tout le temps ? Pourquoi ça n’est pas là tout le temps ? » Mais c’est un fait. C’est bizarre. C’est comme si quelque chose te trouvait ce matin ou ce jour-là. Et c’est à toi. Et toi tu es là « wow, c’est étrange ».

Comme quand Paul McCartney s’est réveillé avec « Yesterday ».

Oui, il pensait que c’était une chanson de quelqu’un d’autre.

Il l’a joué à plein de gens différents en leur demandant « tu connais cette chanson ? est-ce que c’est une chanson qui existe déjà ? » Il pensait que ce n’était pas possible, que ça ne pouvait pas être si facile…

C’est génial. C’est ça qui est très bizarre à ce sujet. Tu peux pas l’appréhender, sinon tu pourrais le breveter. Tu peux lire un million de livres sur la manière d’écrire une chanson mais (il sourit) ce n’est pas si facile. C’est bizarre.

Oui, après quand j’ai une mélodie dans la tête, c’est soit quelque chose qui existe déjà, soit c’est vraiment pas bon (rires)

Peut-être que je vais un peu loin mais peut-être qu’il y a ces mélodies anciennes qui flottent autour et elles se frayent juste un chemin, je ne sais pas… Il ne peut pas y en avoir autant, après autant d’années à faire de la musique…

Et parlant de choses plus anciennes, il y a des choses que tu as utilisées pour cet album que tu avais depuis un moment ou c’est uniquement du neuf ?

Sergio Pizzorno : Que du neuf, tout est nouveau. Je n’avais plus rien de côté après le dernier album. J’étais effrayé, j’ai pensé « mais qu’est-ce que je vais faire ? »

Le syndrome de la page blanche…

La plus effrayante page qui soit.

Mais ça va, tu l’as remplie vite.

Oui, carrément. Et on est surexcités par ça. Jusque là ça a été génial, les retours sont positifs. Les gens sont super contents donc c’est bien. C’est génial parce qu’en général tout le monde est vraiment décontenancé (il rit).

Eh bien, c’est toujours surprenant au début parce qu’on n’attend pas quelque chose comme ça.

C’est parfait. Très Kasabian, hein ? (il rit) « Mais qu’est-ce qu’il se passe ? »

C’est pour ça qu’on vous aime, parce que vous trouvez toujours le moyen de nous surprendre. Et du coup c’est pour ça qu’on reste.

Exactement. Merci. Merci beaucoup. (en français) Merci.

Mais de rien, merci pour tout.

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