KASABIAN PARADISE

[photos & review] 2014-11-04 Kasabian @ Le Zénith, Paris (France)

07 novembre 2014, concert de Kasabian @ Le Zénith, Paris (France)

Photos : Alan VAN BRACKEL | Review : Sandrine ‘LILSAN’

Kasabian, bienvenue à Paris !

La ville « des supers concerts, de la bonne bouffe, des bons vins. Les femmes ici sont belles, les mecs par contre, je sais pas trop… » © Tom « sans filtre » Meighan.

Paris est magique

Et ce qui est rare est cher. Alors le public rassemblé ce soir au Zénith entend bien profiter au maximum de la seule (oui, la seule) date en propre de Kasabian pour sa tournée post-sortie « 48:13 ». (Nous avons eu le tout premier concert de l’ère 48:13 au Bataclan, avant même la sortie de l’album, m’objecterez-vous. Effectivement, et nous ne nous en plaindrons certainement pas. Nonobstant, nous militons ardemment pour le retour des mini tournées aux quatre coins de France. Tant il est vrai que Paris n’est pas la France. Et puis nous ne serions pas contre 3 ou 4 concerts dans notre beau pays. Ou 10). Et tandis que s’égrènent les premières notes de « shiva » puis que « bumblebeee » déferle sur la foule, on pressent que ça va se trémousser sec dans la fosse et dans les gradins.

Les oldies but goldies « Shoot The Runner », « Underdog », « Where Did All The Love Go », « Days Are Forgotten » – dont l’efficacité n’est plus à démontrer – font rapidement monter la température…

Paris brûle-t-il ?

Paris est on « Fire », mon général. Et pas seulement pendant la chanson éponyme. Preuve en est l’effet d’ « eez-eh »  sur le public. Représentez-vous une flaque d’essence. Et puis imaginez-vous une allumette qu’on balance sur ladite flaque. Rajoutez-y que la version live est encore plus péchue que la version album. Enchaînez avec « Processed Beats » (toujours un favori des français si l’on en croit les hurlements de ravissement qui s’élèvent du public). Secouez. Laissez agir.

Ici, c’est Paris

Alors pourquoi ne pas se risquer à prononcer quelques mots dans la langue autochtone ? Tandis que Tom rythme ses interventions de « Bonsoir ! » et « Merci Paris ! », « We love you ; je t’aime Pareee » sussure Sergio Pizzorno en ouverture de la partie acoustique du set qui permet de retrouver avec un ravissement toujours renouvelé « Thick As Thieves ». Et qui nous laissera reprendre notre souffle pendant quelques bienheureuses minutes de (relatif) calme.

Paris est une fête

Vous êtes fatigués, Paris ? Tant pis pour vous. « Club Foot » lance une nouvelle charge, « Re-Wired » enchaîne. Alors on danse, comme disait l’autre. Et on l’a peut être déjà mentionné, 48:13 est un album electro. Honneur donc aux synthés. La partie dancefloor culmine avec « treat », son light show, ses lasers, ses prismes floydiens et une version live encore rallongée par rapport à la version album. Sergio vient saluer le public, et puis c’est « Empire » qui prend le relais.

Paris vaut bien une messe

Au moins une prière, celle que l’on fait mentalement quand le rappel débute en fanfare avec « stevie ». Kasabian n’est définitivement pas là pour rigoler (si on avait encore quelques doutes à ce sujet), ça va tanguer. « Vlad The Impaler » puis « L.S.F. » clôturent les débats et finissent de lessiver un public qui en redemande pourtant.

Paris sera toujours Paris

Et Kasabian seront toujours Kasabian. Avec ces quatre là, on est toujours loin, très loin du spleen de Paris.

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